Fil d'Ariane
Clone of 2ᵉ SYMPOSIUM DE l'ILVV
L'ILVV organise son symposium de recherche en SHS sur la longévité, les vieillesses et le vieillissement avec quatre objectifs : mettre en lumière les travaux de recherches en cours via un appel à contribution sur des thématiques larges et structurantes ; favoriser les rencontres et l'interconnaissance ; donner de la place aux débats ; faire dialoguer les disciplines. Le symposium s'adresse aux acteurs de la recherche.
LES OBJECTIFS
Les objectifs du symposium de l'ILVV font écho aux 4 missions de l'institut : CONNAÎTRE, FAIRE CONNAÎTRE, PARTAGER, FAIRE DIALOGUER les travaux en sciences humaines et sociales sur la longévité, les vieillesses et le vieillissement. Le symposium s'adresse aux acteurs et actrices de la recherche et s'organise autour de : • Deux journées d'études pour un état des lieux des recherches • Trois séances plénières sur les enjeux et défis • Quatre thématiques pour croiser les regards.
LE COMITÉ SCIENTIFIQUE PLURIDISCIPLINAIRE
S. Aouici (Cnav) • F. Balard (UL) • C. Bonnet (Ined) • E. Cambois (Ined) • V. Caradec (U Lille) • F. Le Borgne-Uguen (U Bretagne Occidentale) • I. Mallon (U Lyon 2) • A. Marcilhac (EPHE) • L. Nowik (Cnav) • K. Pérès (Inserm) • J-M. Robine (Inserm/EPHE/INED) • Q. Roquebert (U Strasbourg) • J-P. Viriot-Durandal (UL) • L. Saint-Bauzel (UPMC) • P. Martin (U Bordeaux) • T. Moulaert (PACTE, UGA) • R. Fontaine (INED) • M. Winance (Inserm).
INSCRIPTION AUX séances ET AUX ATELIERS
(voir les informations ci-dessous pour choisir vos ateliers)
LES ATELIERS "LIEUX"
coordonnés par Vincent CARADEC (U. Lille), Laurent NOWIK (URV-Cnav),
Thibauld MOULAERT (U. Lille) et Ludovic SAINT-BAUZEL (U. Sorbonne)
Penser la longévité au prisme des lieux et des territoires invite à appréhender le vieillissement à travers des entrées, des objets et des regards disciplinaires qui ne sont pas forcément centraux dans le champ des travaux sur l’avancée en âge. Le "tournant spatial" des sciences sociales, qui remonte aux années 1970-1980 nous pousse cependant à y être attentifs. Dans cette perspective, une question traverse ces ateliers : dans quelle mesure ces lieux de vie et territoires contribuent-ils à produire des formes différenciées de vieillissement en constituant à la fois des ressources ou des contraintes pour les individus qui y vivent ? Ces ateliers se proposent de faire le point de l’actualité des questionnements spatiaux et territoriaux. Si l’espace est décrit à travers une diversité d’échelles, deux sont ici privilégiées : celle de l’habitat et celle des territoires entendus comme espaces vécus et socialement organisés.
TERRITOIRES
animé par Thibauld MOULAERT et Laurent NOWIK
Jeudi 26 novembre, 11h15-12h45
Cet atelier se situe à l’échelle des territoires, c’est-à-dire des espaces habités et aménagés au fil du temps, révélateurs des rapports sociaux et des dynamiques entre populations aux caractéristiques diverses. Il prendra en considération différents contextes, du bourg rural jusqu’aux logements sociaux, avec la prise en compte des acteurs qui les conçoivent et adaptent dans la perspective du vieillissement. Parallèlement, le territoire sera aussi appréhendé comme un lieu de vie pour les individus vieillissants qui continuent de s’y mouvoir, et un espace dans lequel s’organisent des politiques publiques de prévention, de repérage et de soutien adaptées aux réalités locales et aux spécificités des populations.
Intervenant.es à la table ronde introductive :
- Sandrine ANDRIEU, PUPH, Épidémiologie du vieillissement
- Marion ILLE-ROUSSEL, Enseignante-chercheure, Aménagement-urbanisme
- Anton PAUMELLE, Post-doctorant, Géographie sociale
HABITAT
animé par Vincent CARADEC et Ludovic SAINT-BAUZEL
vendredi 27 novembre, 13h45-15h15
Cet atelier explorera, d’un côté, la manière dont, en vieillissant, les individus adaptent leur habitat en fonction de leur trajectoire résidentielle, professionnelle et de vie personnelle et en fonction de ses particularités propres, comme dans le cas de l’EHPAD. D’un autre côté, il s’intéressera aux transformations de l’habitat, qu’il s’agisse des technologies de soutien à l’autonomie ou du développement de nouvelles formes d’habiter, comme les « habitats intermédiaires » qui contribuent à redéfinir les normes du "chez soi". Les dynamiques sociales, spatiales, territoriales, voire architecturales seront au cœur de cet atelier.
Intervenant.es à la table ronde introductive :
Viviane ANDRÉ, Docteure, Architecture - François MADORÉ, Enseignant-chercheur, Géographie
- Hélène SAUZÉON, Enseignante-chercheure, Psychologie
LES ATELIERS "TEMPS"
coordonnés par Carole BONNET (Ined), Karine PÉRÈS (U. Bordeaux),
Frédéric BALARD (U. Lorraine) et Françoise LE BORGNE-UGUEN (U. Brest)
La notion de trajectoire est au cœur des travaux de nombreuses disciplines, qu’elle soit ainsi qualifiée ou qu’on parle plutôt de parcours ou d’histoire (de vie par exemple). Les trajectoires se caractérisent rarement par une progression linéaire et prévisible. Elles se déploient dans le temps selon une dynamique faite d’alternances entre phases de relative stabilité et moments de rupture. Certaines de ces ruptures peuvent apparaître plus institutionnalisées — à l’instar du passage à la retraite — et s’inscrivent dans des calendriers sociaux pouvant être anticipés (mais ne l’étant pas forcément). D’autres, en revanche, surviennent de manière plus imprévisible, à l’image de la maladie, de l’accident ou de la perte d’emploi, ou encore du décès d’un.e conjoint.e. Ces événements critiques constituent alors de véritables points de bifurcation, susceptibles de reconfigurer en profondeur les parcours individuels. Lorsque ces différentes ruptures se produisent, elles s’accompagnent de conséquences variées, objectives (économique, familiale, résidentielle, de santé, de sociabilité et de participation sociale) ou ressenties (qualité de vie, bien-être). La manière dont les individus y font face dépend alors fortement des ressources dont ils disposent — ressources personnelles, cognitives, mentales et physiques, et relevant des conditions économiques, familiales, sociales —, ou résultant de l’intervention des politiques publiques mais aussi des contraintes qui pèsent sur eux. Les contributions de ces ateliers illustreront la portée des recherches en sciences humaines et sociales pour prendre en compte les parcours dans les situations des personnes avançant en âge.
LES PARCOURS DE SOINS
EN AVANÇANT EN ÂGE
Animé par Frédéric BALARD et Karine PÉRÈS
Jeudi 26 novembre, 11h15-12h45
Cet atelier se concentrera sur les liens entre la santé et la maladie et l’avancée en âge. Les intervenants évoqueront la manière dont les trajectoires individuelles sont traversées par la survenue de la maladie et la manière dont les personnes y font face, tout en considérant les actions portées par les institutions qui encadrent ces parcours.
Au fil des années, les inégalités économiques, les différentes situations familiales et de morbidité sont productrices de tournants dans les parcours de vie et de fin de vie.
Intervenant.es à la table ronde introductive :
- Clément DESBRUYÈRES, Post-doctorant, Sociologie
- Sophie PENNEC, Chercheure, démographie
- Achille TACHALLA, PUPH, Santé publique et Vieillissement
PARCOURS ET CONDITIONS DE VIE
EN AVANÇANT EN ÂGE
Animé par Carole BONNET et Françoise LE BORGNE-UGEN
Vendredi 27 novembre, 13h45-15h15
Cet atelier propose d’aborder les parcours des personnes à la fin de la carrière professionnelle et la manière dont elles se projettent dans leur retraite. Il s’agit de comprendre le poids des inégalités sociales (revenus, genre, santé/handicap) qui ont eu cours tout au long de la vie sur les conditions matérielles et les projections individuelles sur le vécu de la retraite (niveau de vie, logement, mobilités, relations familiales). Pour les décideurs, les acteurs locaux et les professionnels, c'est aussi une vision située dans le temps des besoins des personnes avançant en âge permettant d'ajuster les politiques publiques.
Intervenant.es à la table ronde introductive :
- Patrick AUBERT, Chercheur, Économie
- Constance BEAUFILS, Chercheure, Sociologie-démographie
- Ségolène PETITE, Enseignante-chercheure, Sociologie
LES ATELIERS "LIENS"
Coordonnés par Sabrina AOUICI (CNAV), Isabelle MALLON (U. Lyon),
Philippe MARTIN (U. Bordeaux) et Jean-Philippe VIRIOT DURANDAL (U. de Lorraine)
Les participants à ces ateliers seront invités à discuter les normes, dispositifs et discours qui structurent les expériences du vieillissement, à examiner comment les logiques d’injonction à l’activité peuvent reproduire des formes d’âgisme, mais aussi à interroger les effets différenciés de ces normes selon les trajectoires professionnelles et sociales. D’une part, la participation sociale des personnes âgées sera mobilisée comme indicateur du « bien vieillir ». Les théories du « vieillissement actif » ou du « vieillissement réussi » reposent sur une conception valorisant le maintien d’activités que les individus continuent d’exercer ou qu’ils sont incités à maintenir : travail rémunéré ou non, aide familiale, soutien aux proches, garde des petits‑enfants, engagement bénévole ou associatif. D’autre part, le vieillissement actif sera interrogé au prisme des inégalités sociales, de genre et de santé dans le monde du travail. Les liens et points de tension entre ces deux concepts pourront être examinés dans différents espaces sociaux. Les contributions issues de différents champs disciplinaires permettront ainsi de renouveler la compréhension du vieillissement dans ses dimensions sociales, politiques et culturelles.
PARTICIPATION SOCIALE ET CITOYENNE
Animé par Isabelle MALLON et Jean-Philippe VIRIOT-DURANDAL
Jeudi 26 novembre, 11h15-12h45
Cet atelier analysera comment les personnes âgées définissent elles‑mêmes leur engagement et les modalités de leur « participation » au monde social. Ces activités participent à une dimension de la participation fondée sur l’injonction à rester actif, utile et visible dans l’espace social. Or, l'avancée en âge est vue comme une épreuve pour maintenir ses activités habituelles et le niveau de participation sociale. Il s’agira également d’interroger les écarts entre les pratiques effectives et les attentes normatives, et de questionner les injonctions à l’ "activité" et à l’ "utilité". Les contributions mettront en exergue différentes formes d’engagement dans le monde social.
Intervenant.es à la table ronde introductive :
- Dominique ARGOUD, Enseignant-chercheur, Sciences de l'éducation-Sociologie
- Hélène BLASQUIET-REVOL, Ingénieure de recherche, Géographie
- Marion SCHEIDER-YILMAZ, Enseignante-chercheure, Sociologie
VIEILLIR AU TRAVAIL
Animé par Sabrina AOUICI et Philippe MARTIN
Vendredi 27 novembre, 11h00-12h30
Cet atelier invite à une réflexion sur les tensions qui se manifestent, particulièrement en France, entre d’une part une représentation positive du vieillissement – le vieillissement actif – largement véhiculée par les politiques publiques et les acteurs sociaux, et d’autre part le stéréotype de l’âgisme, tout spécialement en ce que ce dernier tend à dévaloriser, exclure, voire discriminer les personnes identifiées comme vieilles ou vieillissantes. Il s’agira de mieux comprendre comment se jouent aujourd’hui les formes de régulation sociale des âges dans le monde du travail. Les contributions pourront éclairer la diversité des trajectoires professionnelles.
Intervenant.es à la table ronde introductive :
- Laetitia CHALLE, Ingénieure de recherche, Économie
- Claire LEFRANCOIS, Enseignante-chercheure, Sociologie-démographie
- Céline MARDON, Chercheure, Ergonomie et statistiques
LES ATELIERS "MOYENS"
Coordonné par Roméo FONTAINE (Ined), Anne MARCILHAC (EPHE-ITEV),
Jean-Marie ROBINE (INSERM) et Quitterie ROQUEBERT (U. Strasbourg)
Au niveau du pays comme à celui des individus, le vieillissement soulève la question des moyens, notamment face aux situations de perte d'autonomie. Si une partie seulement de la population âgée y est confrontée, l'augmentation du nombre de personnes qui y sont exposées et les besoins qu'elle engendre, en font un sujet crucial. C'est d'ailleurs le plus souvent sur les aspects de moyens financiers et humains que le vieillissement de la population est abordé dans les débats institutionnels, sur fond de soutenabilité des systèmes de protection sociale. Mais la problématique des moyens est plus large, relevant tant de l'organisation et des perspectives des métiers du Care, que des réseaux de solidarité dont dispose les personnes en vieillissant. Ces ateliers seront l'occasion de faire le point sur les recherches qui abordent ces problématiques, à travers deux aspects : en s'interrogeant sur les moyens nécessaires du côté des professionnels du Care pour répondre aux besoins de demain ; puis en s'intéressant aux ressources sociales dont disposent des personnes avançant en âge pour maintenir leur indépendance ainsi qu'aux risques que représente l'isolement qui caractérisent certaines d'entre elles.
DÉFIS/ENJEUX POUR L'AIDE PROFESSIONNELLE
Animé par Roméo FONTAINE et Quitterie ROQUEBERT
Jeudi 26 novembre, 14h00-15h30
Face au vieillissement de la population, la réorganisation de l’aide formelle et l’adaptation des ressources, notamment publiques, constituent des enjeux majeurs pour répondre aux besoins croissants d’accompagnement. Cet atelier porte sur les métiers du care et sur les conditions nécessaires pour assurer une prise en charge qui répondent aux besoins et aux préférences des seniors. Y seront discutées les questions des conditions de travail, de la formation et de perspectives de carrière dans le médico-social, qui seront mises en regard des attentes des personnes âgées et de leurs proches en matière d’aide à l’autonomie.
Intervenant.es à la table ronde introductive :
- Anaïs CHENEAU, Post-doctorante, Économie
- Yuko TAMAKI-WELPLY, Post-doctorante, Sociologie
- Jingyue XING, Enseignante-chercheure, Sociologie
RESSOURCES DANS L'ENTOURAGE ; ISOLEMENT
Animé par Anne MARCILHAC et Jean-Marie ROBINE
Vendredi 26 novembre, 11h00-12h30
L’augmentation du nombre de personnes âgées vivant seules, parfois éloignées de leur entourage, confrontées à des environnements peu adaptés, quelquefois précaires accroît la probabilité de ruptures relationnelles durables. Ces situations ne relèvent pas seulement de trajectoires individuelles, mais s’ancrent dans des dynamiques collectives, sociales et territoriales. L’isolement social conduit à des altérations de la santé selon la définition de l’OMS et est un accélérateur de la perte d’autonomie. Longtemps restées en marge des préoccupations publiques, l’isolement social des personnes âgées font désormais l’objet d’une attention croissante de la part des acteurs des politiques publiques. Cet atelier mettra en perspective les approches issues de différentes disciplines pour faire émerger la manière d'appréhender les dynamiques entourant les situations d'isolement.
Intervenant.es à la table ronde introductive :
- Catherine BONVALET, Chercheure émérite, Socio-démographie
- Solène LE BORGNE, Post-doctorante, Sociologie urbaine
- Camille OUVRARD, Enseignante-chercheure, Psychologie
discussions et échanges
sur l'inter- ET LA pluridisciplinarité
DANS les recherches sur le vieillissement
Coordonné par Agnès Gramain (U. de Lorraine)
Les transitions sociétales à l'ère du vieillissement : enjeux croisés
Jeudi 26 novembre, 16h15-17h30
Plénière 1
MIGRATIONS INTERNATIONALES
Dialogue entre Cris Beauchemin (Ined) et Alistair Hunter (U.Glasgow)
Les séances plénières font dialoguer deux chercheurs spécialistes d’enjeux sociétaux majeurs des prochaines décennies. Dans cette séance, on s’interrogera sur la question suivante : Dans quelle mesure les enjeux et défis en matière de migrations internationales croisent-ils ceux du vieillissement ? Pour répondre à cette question, un chercheur ancré dans le champ des migrations et du vieillissement rencontre un chercheur spécialiste des causes et conséquences des migrations. Ils aborderont des problématiques au cœur de leurs travaux respectifs : mobilités de retour, discriminations, familles transnationales, liens sociaux.
(Séance en anglais)

Cris Beauchemin est Directeur de recherche à l’Institut national d’études démographiques (Ined), démographe spécialiste des migrations internationales. Il a dirigé des projets visant à analyser les déterminants et conséquences des mobilités internationales. Il est notamment co-responsable des deux éditions de l’enquête TeO (Trajectoires et Origines), un dispositif majeur pour l’étude des parcours migratoires, et de l’intégration des populations immigrées en France. Ses recherches portent notamment sur les familles transnationales, les migrations de retour et les liens entre migrations et développement. Elles apportent un éclairage essentiel sur la manière dont les expériences migratoires façonnent les trajectoires individuelles et familiales.

Alistair Hunter est Senior Lecturer en sociologie, enseignant la santé et les politiques sociales à l’Université de Glasgow, au sein de la School of Social and Environmental Sustainability. Spécialiste des relations entre vieillissement et migrations, il a contribué à structurer ce champ de recherche émergent, notamment en coéditant le Handbook on Migration and Ageing (Edward Elgar, 2023), ouvrage de référence consacré aux liens entre vieillissement des populations, mobilités internationales et transformations sociales. Il lie parcours migratoires et conditions de vieillissement, au regard des relations familiales, des solidarités et de l’accès aux droits sociaux. Il contribue ainsi à renouveler les approches du vieillissement en intégrant les dimensions de mobilité, d’appartenance et de justice sociale.
Les transitions sociétales à l'ère du vieillissement : enjeux croisés
Vendredi 27 novembre, 9h30-10h45
Plénière 2
CHANGEMENTS CLIMATIQUES
Dialogue entre Sarah Harper (U. Oxford) et Yamina Saheb (Sciences Po)
Les séances plénières font dialoguer deux chercheurs spécialistes d’enjeux sociétaux majeurs des prochaines décennies. Dans cette séance, on s’interrogera sur la question suivante : Dans quelle mesure les enjeux et défis en matière de changement climatiques croisent-ils ceux du vieillissement ? Pour répondre à cette question, une chercheure ancrée dans le champ du vieillissement notamment en lien avec les changements environnementaux rencontre une chercheure spécialiste de l'adaptation des villes et du bâti aux évolutions climatiques. Elles aborderont des problématiques au cœur de leurs travaux respectifs : politiques publiques d'adaptation, besoins énergétiques, logement et habitat, vulnérabilités sociales.
(Séance en anglais)
photo à fournir et texte à valider
La professeure Sarah Harper est une gérontologue britannique et une démographe de renommée internationale. Elle a fondé l'Institut d'Oxford sur le vieillissement de la population (Oxford Institute of Population Ageing). Elle a siégé au Conseil du Premier ministre britannique pour la science et la technologie et a été nommée directrice de la Royal Institution of Great Britain. Forte d'une formation en anthropologie et en études de population, ses travaux analysent les implications sociales des évolutions démographiques, en accordant une attention particulière aux interactions entre les dynamiques de population et l'environnement. Elle s'intéresse plus particulièrement à la manière dont le vieillissement démographique transforme les sociétés et dont les changements environnementaux influencent les trajectoires de vieillissement.
photo à fournir et texte à valider
La professeure Yamina Saheb est ingénieure en énergétique, spécialisée dans les équipements du bâtiment. Elle possède également une formation pluridisciplinaire en économie du développement (EHESS) et en politiques paysagères de l'École nationale supérieure d'architecture de Paris-La Villette. Chercheuse associée à Sciences Po Paris, elle enseigne à la Paris School of International Affairs (PSIA). Elle a fondé le réseau OpenExp et le World Sufficiency Lab (Laboratoire mondial des sobriétés). Dans le cadre de ses contributions au sixième rapport d'évaluation du GIEC, elle a développé le concept de sobriété énergétique, en mettant en avant des politiques climatiques ambitieuses permettant à chacun d'adopter des modes de consommation énergétique plus sobres et durables.
Les transitions sociétales à l'ère du vieillissement : enjeux croisés
Vendredi 27 novembre, 15h30-16h45
Plénière 3
ÉVOLUTION DES TECHNOLOGIES DE LA COMMUNICATION
Dialogue entre Christian Licoppe (IMT) & Jeanette Pols (U. Amsterdam)
Les séances plénières font dialoguer deux chercheurs spécialistes d’enjeux sociétaux majeurs des prochaines décennies. Dans cette séance, on s’interrogera sur la question suivante : Dans quelle mesure les enjeux et défis en matière d'innovations dans les technologies de la communication croisent-ils ceux du vieillissement ? Pour répondre à cette question, une chercheure ancrée dans le champ du vieillissement notamment en lien avec les technologies du Care rencontre un chercheur spécialiste des changements sociaux induits par les technologies de la communication. Ils aborderont des problématiques au cœur de leurs travaux respectifs : transformations des liens sociaux et des modes de coordination, évolution des relations interindividuelles en termes de soutien et de confiance, nouvelles formes de solidarité ou d'exclusion .
(Séance en anglais)
Photo et texte à valider
Christian Licoppe est professeur à l’Institut Polytechnique de Paris, au sein de Télécom Paris. Ingénieur de formation et titulaire d’un doctorat en sociologie, il dirige des programmes de recherche sur les transformations sociales induites par les usages des technologies de l’information et de la communication. Il s'intéresse à la manière dont les technologies modifient les formes de communication, de coordination et de "présence à distance" et donne à voir comment elles reconfigurent les relations entre personnes, professionnels et institutions. Ses travaux éclairent les processus qui sous-tendent les formes d'échanges et de liens alors que ces outils ont fait émerger des échanges nourris entre des proches à distance mais également entre inconnus à proximité géographique ou affinitaire.
Photo et texte OK
Jeannette Pols est professeure en "Anthropology of everyday ethics" à l’Université d’Amsterdam et de l’Amsterdam Institute for Social Science Research (AISSR). Spécialiste des relations entre technologies, pratiques de soin et expériences vécues, elle développe une approche d’« éthique empirique » pour analyser la manière dont les innovations transforment les pratiques quotidiennes du soin ; dans ce domaine, elle a consacré ses recherches aux technologies de télésurveillance et de télésanté (telecare) dans le contexte des sociétés vieillissantes, notamment dans son ouvrage Care at a Distance: On the Closeness of Technology (Amsterdam University Press, 2012). Ses travaux invitent à penser les innovations technologiques au prisme des usages et des relations humaines, et s'orientent aujourd'hui vers des réflexions autour des "low tech, low cost technology.
Les participant.es s'inscriront aux ateliers de leur choix
et pourront proposer de nourrir les débats par le partage de connaissance sur des travaux et projets.
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